Monday, February 21, 2011
Tuesday, February 15, 2011
Les nouvelles technologies au service d’une agrobusiness en Afrique, le directeur de Manobi en parle.
Dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut International pour la Communication et le Développement (IICD), le directeur de Manobi,(http://www.manobi.com) l’une des entreprises pionnière en déploiement de e-business en Afrique et plusieurs fois primée sur la scène internationale est en visite de travail du 18 au 20 septembre 2006 au Burkina Faso. Biologiste de formation et ayant travaillé dans le domaine de la recherche agricole, pendant une quinzaine d’année avant de fonder Manobi il y a de cela 6 ans, il croit aux TIC pour le développement. Pour répondre à nos préoccupations de développement économique dit-il nous pensons qu’il est primordiale de réfléchir à des services TIC qui vont répondre à des besoins locaux. Entretien...

- Présentation de Manobi
- Le Directeur de Manobi en pleine démonstration
Qui est Daniel Annerose ?
Je suis le directeur de Manobi, un opérateur de service à valeur ajoutée sur Internet et sur le réseau mobile. Je suis docteur en biologie végétale de formation. J’ai aussi suivi une formation en maîtrise de l’informatique. J’ai travaillé pendant une quinzaine d’année comme chercheur dans un institut de recherches International, où j’étais spécialisé dans les questions d’améliorations de l’adaptation à d’un certain nombres de plantes à la sècheresse. Plus tard, j’étais en charge d’un réseau de chercheurs au sein de l’organisme français CIRAD. C’est en 2000 que j’ai mis en place Manobi. Manobi c’est aujourd’hui trois entités. Une représentation en Afrique du Sud, une équipe de recherche et développement en France et la maison mère au Sénégal.
Quels sont les domaines d’intérêt de votre structure ?
Nous sommes spécialisés dans la diffusion des prix sur l’Internet, les téléphones portables et autres plateformes. Si on arrive à transformer le téléphone portable en un outil de travail, de business, on pense qu’il pourra devenir rapidement un marché de masse et améliorer les conditions de vie de nos populations. Nous fournissons des services TIC adaptés au monde rural dans toutes ses composantes. Nous avons mis en place au Sénégal et en Afrique du Sud des systèmes d’information sur les marchés qui combine téléphone mobile, Internet, PDA. Nous fournissons aussi des services aux entreprises. On a ce que l’on appelle servicesmachine to machine qui permet par exemple de gérer une flotte de véhicule, de dialoguer avec n’importe quel appareil avec le système GSM. On a aussi tout un ensemble de services pour les communautés, rurales, les collectivités locales avec lesquels nous travaillons beaucoup en ce moment. Enfin, on a un ensemble de services de e-marketing qui sont des services que nous commercialisons en marque blanche auprès des opérateurs comme des plates formes locaux.
Afrique, Internet, TIC, développement quels est la part de réalité dans ces concepts ?
En ce qui concerne les TIC, la réalité est que c’est un secteur en pleine croissance. Mais c’est un secteur qui reste dominé par le mobile. Il y a aussi une autre réalité c’est que le taux de pénétration de cet outil reste malgré tout lent. Nous sommes aujourd’hui face à au moins 4 scenarii mais on ne sait pas lequel va dominer le marché d’ici là. La question principale qu’on se pose c’est comment on va construire cette réalité avec une croissance forte avec un taux de pénétration faible. Pour répondre à ces préoccupations, nous pensons qu’il est primordial de réfléchir à des services TIC qui vont répondre à des besoins locaux de développement.
Que peut-on attendre des échanges que vous aurez avec les acteurs burkinabés ?
Il y a deux aspects dans tout cela, il peut en être plus mais les plus évidents sont ces derniers. Il y a d’une part un aspect technologique qui est là. On sait aujourd’hui qu’on peut répondre aux questions technologiques qui sont posés. Des solutions technologiques sont là. Mais d’autres, il y a des questions relevant de l’ordre de l’organisation des services. Donc, pour le moment il faut que les initiatives soient soutenues. De notre côté, notre responsabilité c’est de mettre en place des modèles économiques pour que les services qu’on va mettre en place soient accessibles facilement. Nous travaillons sur tous les axes, on essaie d’organiser les contenus de travail avec les bénéficiaires. A Partir des réalités du terrain, les services conçus devraient très rapidement être utilisables. On a l’exemple du système d’information sur les marchés en temps réel pour les agriculteurs et les pêcheurs au Sénégal qui marche bien.
Dans le cas d’une structure comme IABER, en quoi consiste l’aide ou l’expertise de Manobi et combien de temps dure t-elle ? IABER est tout d’abord une structure privée et Manobi aussi. Lorsqu’on s’installe dans une relation de partenariat avec une structure privée, leurs objectifs c’est d’explorer de nouveaux marchés et de le faire avec le maximum d’efficacité. Cette pénétration de nouveaux marchés va inévitablement fixer le rythme et la profondeur de notre partenariat. Pour ce qui est des organisations paysannes professionnelles à proprement parler, nous avons un ensemble de solutions qui vont du portail de l’organisation et la gestion d’un espace de travail collaboration, enfin tout en ensemble de solutions qui peuvent aider les organisations paysannes à se mettre en ligne et de façon optimale. Donc les entreprises, les organisations et les collectivités sont soit des clients ou des partenaires. En ce qui concerne le coût, on va tout faire pour que le coût soit abordable pour nos partenaires ou nos clients et tous faire pour qu’elle génère de la rentabilité pour le client. Au fait nous avons une vision du téléphone comme un outil de rentabilité. Donc notre travail c’est donner des services qui créent de la vraie valeur ajoutée à l’utilisateur. Si on donne de la valeur ajoutée l’offre va naturellement se développer en ce moment on ne voit plus le téléphone comme uniquement un objet de dépense mais comme un poste de profit.

- Un public spécialisé attentifs aux explications de Mr Annerose Daniel
Quelles sont les conditions requises pour profiter de vos offres dans un contexte ou l’état de la connexion n’est pas reluisant ?
Dans un contexte ou l’Internet n’est pas disponible cela ne va pas trop affecter le système si l’on dispose d’un réseau mobile qui fonctionne. Déjà avec ça on peut faire pas mal de chose. D’ailleurs on compte rencontrer les opérateurs de téléphonie mobile pour les entretenir de notre concept et nos projets. Un des points qu’on va discuter avec eux c’est comment les services que nous proposons aux partenaires locaux peuvent aider les opérateurs a mieux déployer leur réseau en zone rurale. Toute chose qui pourraient les permettre de mieux assurer leurs activités économiques dans ses zones. Etant une infrastructure comme tout autre si le réseau mobile se développe, l’Internet suivra, l’eau suivra, l’électricité suivra et du coup les conditions de vie s’améliorent. Car cet outil de communication devient un outil de travail c’est à dire que si les opérateurs de téléphonie ne rentrent pas dans la danse les organisations paysannes ne pourront pas bénéficier de ces nouvelles opportunités ?
Si les acteurs économiques burkinabés ne sont pas intéressés et les principaux c’est les opérateurs de téléphonies mobiles, il n’y aura rien. Mais pour les intéresser, il faut venir avec des services et des stratégies qui sont intéressantes pour les utilisateurs finaux mais aussi pour ces opérateurs. Maintenant si l’on refuse des évidences ça ne marchera pas. Mais je pense que les opérateurs de la téléphonie mobile seraient intéressés à développer leur marché.
Selon vous Technologie égale usage et non technique, que peut on entendre de cela ?
Aujourd’hui on pense les technologies uniquement en terme d’innovation technologique. On oublie que cette innovation doit d’abord servir à quelque chose. Or aujourd’hui en Afrique, l’important c’est de bien comprendre les problèmes des populations à la base de manière à mobiliser à leur profit la bonne technologie. Le risque de commencer par la technologie c’est de la développer et vouloir la rentabiliser à tout prix sans vouloir se rentre compte qu’elles ne répondent pas à des préoccupations du moment.
Je crois que le fait qu’on soit dans un réseau à forte croissance avec un faible taux de pénétration, donne une marge de manœuvre important à l’Afrique pour prendre un peu de temps pour construire des services qui répondent à des besoins locaux en développant de bonnes pratiques.
Populations rurales à majorité analphabètes face à des technologies de haut niveau, remarquez vous des réticences ? Nous n’imposons rien donc on ne peut pas parler de réticences. Sur notre continent les gens vivent des sauts technologies, il n’y a pas un continium d’innovation où chaque fois il y a une technologie qui vient des gens qui adoptent etc. On passe d’une situation où vous avez des paysans qui ne font que leur travail de terre avec des outils traditionnels, et d’un moment à l’autre il devrait utiliser une technologie qui arrive d’ailleurs. Il le font parce qu’ils ont intérêt, par exemple avec la connexion WAP ou la téléphonie mobile, ils ont accès à un système d’information sur les marchés. Cela leur permet de connaître le marché et de mieux vendre. Face à ce type de service TIC à valeur ajoutée les gens acceptent de faire le saut technologique. En ce moment ils utilisent la technologie comme un levier et non comme une fin en soi. C’est pour cela que actuellement on a des gens qui utilisent à fond le téléphone mobile même en étant analphabète.
Un dernier mot ?
Nous croyons beaucoup au rôle social et économique des TIC et on peut l’exploiter avec tous les acteurs économiques. Il y a encore trop de pauvreté en Afrique on pense qu’avec les technologies nouvelles on peut les aider à se prendre en charge et améliorer leur conditions de vie.
Propos recueillis par roukiattou Ouédraogo burkina-ntic
NTIC en Afrique - Copyright gt @ gtamin.Les nouvelles technologies (NTIC) au service du développement humain en Afrique : tour d’horizon des solutions et impact positif.
Sylvain Béletre du cabinet de consultant Balancing Act (balancingact-africa.com), spécialisé sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) en Afrique, se penche sur les récents succès des technologies au service du développement humain en Afrique.
19/11/10 17:50 GMT
Certains vont trouver un peu paradoxal que de grands acteurs veulent vendre des solutions technologiques sophistiquées aux africains alors même que le continent manque de denrées et services vitaux dans de nombreuses régions. «L’un n’empêche pas l’autre» répond Graham Naido, un sud-africain technophile, ajoutant «En théorie, tous les Africains doivent pouvoir bénéficier des progrès». «Il est vrai que l’Afrique a des priorités plus urgentes, mais faire venir l’eau et l’électricité dans une école n’empêcheront pas aux africains de s’équiper en outils numériques de dernière génération. C'est la loi du marché qui prime. Nous sommes un peu conditionnés et poussés à une consommation technologique de plus en plus débridée, mais au final, les gens ne sont pas dupes et c’est la loi du marché qui prime. Avec des moyens financiers plus réduits, on fait forcément des choix technologiques plus réfléchis. On prend son temps. En revanche, pour ce qui est du déploiement d’infrastructures, ce sont les gouvernements et les organisations nationales et internationales qui décident; c’est à eux de gérer les priorités» complète M. Kassiré en Côte d’Ivoire. Les nouvelles technologies, utilisées à bon escient, peuvent avoir un impact positif sur pratiquement tous les secteurs et sont un relais de croissance. Elles peuvent combler les besoins vitaux, et aider à combattre la malnutrition, les catastrophes écologiques, les maladies ou le manque de financement. Il faut donc se battre sur tous les fronts dont celui de la technologie pour améliorer le quotidien en Afrique, tel est l’avis de nombreux acteurs qui contribuent à cette Afrique qui bouge. Et comme l’avait dit le directeur de KDN l’année dernière, il faut mettre en avant des applications utiles localement, et si possible qui réduisent les coûts ou font gagner du temps et de l’argent aux africains.
Les NTIC comme relais de croissance
«L’approvisionnement en électricité est un frein certain à l’adoption massif des NTIC. Eskom en Afrique du Sud tente par exemple d’augmenter régulièrement sa puissance car il existe une forte demande de la population. Mais l’éolien, l’hydro et le solaire peuvent venir compenser ce manque On commence par exemple à voir pas mal de panneaux solaires équiper des réseaux publiques dans les rues» commente un habitant de Cape Town. D’une manière générale, il est inutile de rappeler que l’accès aux services TIC est moins développé en Afrique que dans d’autres continents plus développés et ce pour des raisons évidentes ; Les médias en font régulièrement l’écho. En revanche, certaines technologies ont connu des percées fulgurantes, voire uniques et inattendues, et l’Afrique est en train de connaître une de ses plus grandes révolutions par l’adoption des NTIC.
Le mobile, fer de lance de la révolution technologique
En premier lieu, c’est dans la téléphonie mobile qu’il faut voir le fer de lance de cette révolution numérique depuis ces dix dernières années. Le mobile à l’avantage pas rapport au fixe de coûter moins cher en déploiement d’infrastructures, surtout en zones reculées. Son adoption massive en Afrique a prouvé que les Africains lui trouvent une utilité parfois même plus essentielle qu’une nourriture plus riche. Ils arrivent à trouver l’argent pour le financer, un montant évoluant entre 5 et 15% des dépenses des ménages. L’Afrique est le seul continent au monde où les recettes des opérateurs de téléphonie mobile dépassent celles des opérateurs de téléphonie fixe. Voici le constat que fait Jean-Marie Blanchard, expert dans l’identification des besoins en TIC sur l’Afrique. «Dans l'immédiat, la priorité devrait être de chercher à valoriser l'infrastructure mobile existante en offrant des services à valeur ajoutée de type SMS+ qui pourraient améliorer à court terme à la fois le quotidien des entrepreneurs et des populations en Afrique. Ceci n’empêche pas d'investir parallèlement dans d’autres solutions plus ambitieuses comme l'accès mobile à Internet» explique M. Blanchard.
Si l’on observe les besoins des africains, c’est en zone rural, là ou la majorité des habitants africains vivent, et particulièrement dans le secteur agricole et celui de la pêche que les technologies peuvent mieux soutenir l’économie et avant tout, sauver des vies. Dans les villes, il est relativement aisé d’obtenir de l’aide, des informations et de partager ses connaissances. Dans les villages reculés et selon plusieurs études que nous avons pratiquées sur le terrain, les télécoms permettent de rompre l’isolement et d’obtenir des données cruciales ou une aide vitale.
Parmi les belles réussites, le simple fait de mettre à disposition de tous les habitants un numéro gratuit en cas de problème (accès universel) permet d’augmenter de manière significative la durée de vie moyenne. «Une grande majorité des personnes interrogées dans les zones rurales déclare trouver un grand intérêt dans l'usage du téléphone parce qu'il facilite les échanges au plan social et dans le domaine des affaires» ajoute M. Blanchard.
On trouve aussi la « cyber-agriculture » qui s’est développée en Afrique grâce à des systèmes comme Esoko (BusyLab de l’entrepreneur Mark Davis établi à Accra, Ghana), Manobi (Sénégal), qui permettent aux paysans de trouver les cours du marché via des SMS sans se ruiner et sans avoir à parcourir de longues distances pour chercher l’info. Au Kenya, SMS Sokini fournit par SMS, moyennant finances, des informations sur les produits agricoles. Au Kenya également, l’institut «VACID Africa» accompagne les agriculteurs pour améliorer leur productivité. L’institut veut optimiser l'utilisation des technologies, et «nous sommes en train de mettre en place un data center (centre de traitement informatique) partagé pour les agriculteurs africain» confirme Kiringai Kamau en charge de l’institut.
En Ouganda, le réseau des femmes de l’Ouganda (Women of Uganda Network – WougNet) a commencé à envoyer dès 2005 à 400 exploitants des SMS donnant les prix du marché. Xam Marsé (« Connais-ton marché » en wolof) a été lancée au Sénégal pour la Fondation Manobi pour le développement, après deux ans de recherche. Depuis 2002, elle fournit aux agriculteurs des informations sur les cours des produits.
Le succès du projet des villages du Millénium – une initiative lancée par Ericsson, MTN, Zain (désormais Airtel) et Sony Ericsson – qui inclut 12 villages dans dix pays africains est également un signe que les NTIC peuvent faire avancer le développement humain sur l’ensemble du continent. Les meilleures pratiques tirées du projet vont permettre d’en faire bénéficier la majorité de la population. A terme, la "traçabilité" des produits agricoles par moyen électronique offre aussi de belles perspectives en Afrique.
Toujours dans les services mobiles, certains opérateurs Africains ont récemment lancé des forfaits d’itinérance (ou roaming) illimitée d’un pays à d’autres – une première en Afrique – qui permet une plus grande liberté de mouvement à moindre coût.
Des applications mobiles offrent désormais la possibilité de combler des besoins essentiels. Des solutions adaptées à la demande locales, des services en ligne comme la banque à distance, l'interactivité vers des médias Radio et TV par SMS, le micro-crédit ou la météo commencent à fleurir sur tout le continent. Les transactions financières via le mobile constituent aussi l’une des plus grandes réussites des NTIC au service des africains.
La santé n’est pas en reste, que cela soit sur le mobile ou le fixe, et des projets « e-health » (santé par voies électroniques) se montent déjà un peu partout. Ainsi, en février 2010, Orange Healthcare a rejoint mHealth Alliance pour déployer en Afrique de l’Ouest des solutions de santé via le mobile. De son côté, la Grameen Foundation a par exemple mis en place des systèmes de micro-crédits, de santé et d’éducation très efficaces depuis 2002.
On trouve aussi des applications électroniques d’apprentissage en ligne et à distance – e-learning – implantés dans de nombreuses universités et écoles africaines (voir précédents articles : Les Africains ont choisi l’e-learning - Deux problèmes éducatifs contribuent à augmenter l'intérêt pour l’e-learning en Afrique).
Plusieurs initiatives régionales importantes de formation des enseignants ont été engagées telles que "l’Initiative de Formation des enseignants pour l’Afrique sub-saharienne" - TTISSA (Teacher Training Initiative for Sub-Saharan Africa), coordonnée par l’Unesco, conçue pour améliorer la qualité de l’enseignement dans 46 pays d’Afrique. Il faut aussi saluer le projet Éducation des Enseignants de l’Université Virtuelle Africaine (UVA), en partenariat avec la BAfD et le Nepad, l’Université virtuelle pour les Petits États du Commonwealth (la VUSSC – Virtual University for Small States of the Commonwealth), One Laptop per Child – OLPC, l’initiative e-Schools du Nepad pour l’informatisation et la mise en réseau des écoles, Schoolnet Africa et World Links qui œuvrent également au développement des compétences en TIC des enseignants. La Fondation africaine des logiciels libres FOSSFA (Free and Open Source Software Foundation for Africa), Bokjang Bokjef au Sénégal et LinuxChix Afrique contribuent aussi à l’utilisation des logiciels. Enfin, l’Afrique du Sud a mis en place un certificat avancé de formation intégrant les TIC (Advanced Certificate for Education on ICT Integration) obligatoire dans le cursus des chefs d’établissement.
La gouvernance en ligne (e-gouvernance), qui a vocation à améliorer les services publics est, bien qu’encore à un état embryonnaire, en pleine expansion. L’e-gouvernance inclus aussi des cyber-réformes pour le commerce électronique encore peu développé à cause des lacunes de plusieurs secteurs comme celui du transport.
La technologie qui commence aussi à émerger de façon plus timide sur le continent est la géolocalisation, avec le GPS comme application de base. (voir articles La géolocalisation et LBS en Afrique : Partie 1 - La géolocalisation et LBS en Afrique : Partie 2).
Parmi les acteurs qui s’investissent le plus, on dénombre des organisations internationales et sociétés comme l’AfDB, l’OCDE, l’ONU dont l’UNESCO, le Nepad, l'Union Africaine (UA), MTN, Google, Microsoft, Ericsson, Orange, Vodacom, Alcatel-Lucent ou Airtel qui cherchent à identifier, adapter et à lancer des applications au plus près des besoins des peuples africains.
Explosion imminente d'internet
Dans cette région du monde, force est de constater que la pénétration d’Internet a progressé plus lentement qu’ailleurs. Mais la tendance est en train de changer avec l’arrivée d’ici à 2015 du haut débit via le déploiement de câble sous-marins de fibre optique sur toutes les côtes Africaines et en destination des grandes villes. L’adoption d’internet sur tout type de terminal va exploser et permettra au plus grand nombre de trouver des informations, d’éduquer, de renforcer les expertises, de partager et d’échanger avec le monde entier, à commencer par la Diaspora. On le voit déjà, les sites web qui enregistrent les plus forts taux de trafic en Afrique sont les moteurs de recherche comme Google et les réseaux sociaux comme Facebook ou Linkedin, ou les sites éducatifs comme wikipedia. «Les nouveaux outils de communication offerts par les TIC constituent pour les Africains et notamment les jeunes, un excellent moyen de vivre plus intensément leur culture communautaire … qu’il s’agisse de Facebook ou tout simplement du téléphone portable e» commente M. Blanchard. Les centres d’intérêt des africains sont vastes et comme ailleurs, les sites qui parlent du sport (en particulier du football), de musique, de météo, d’éducation (pour passer par exemple des concours) et de TV sont très visités.
Pour conclure, on peut aisément affirmer que l’innovation numérique au service du développement humain en Afrique couvre un large horizon. Face à des défis surmontables, l’Afrique est en marche pour s’approprier les nouvelles technologies. Certes, de nombreux problèmes freinent encore la diffusion de modèles commerciaux innovants en Afrique, mais le continent est bien en train de vivre un bouleversement « à l’africaine » qui le fait progressivement entrer dans le village économique global. De récents échanges prouvent aussi que cette révolution passera à terme par des TIC plus vertes. «Nos gros clients nous posent de plus en plus de questions concernant nos produits à ce sujet. Mais pour la grande majorité, le développement durable n’est pas encore fortement ancré dans les mentalités. Cela va venir.» déclare un fournisseur pan-africain d’équipements technologiques.
Selon Russell Southwood, directeur de Balancing Act, «les temps sont mûrs pour les innovateurs africains de placer la barre un peu plus haut afin de créer des services en lignes et applicatifs utiles localement.» (voir article sur Starafrica.com - http://www.starafrica.com/fr/actualites/news-tech/article/services-en-lignes-et-applicatifs-les-t-88637.html)
Et M. Blanchard souligne que, de son point de vue : «Les africains n’ont pas uniquement besoin d’ordinateurs personnels et de portables, de câbles de fibre optique et de téléphones cellulaires pour nourrir leur révolution technologique. Il faut aussi que les africains acquièrent une plus grande expertise dans les NTIC pour continuer à développer eux-mêmes des applications et du contenu local qui seront utilisés à grande échelle. Les solutions mobiles offrent dès aujourd'hui de nombreuses opportunités dont devraient s'emparer les entrepreneurs africains »
Autrement dit, il ne suffit pas d’acheter et de revendre des technologies pour entrer dans l’ère numérique, il faut aussi identifier les besoins, les traduire en solutions au juste prix, communiquer sur leurs avantages et accompagner leur développement. D’autre part, les sociétés motrices doivent approfondir leur étude des besoins locaux comme Orange vient de le faire avec son nouveau Technocentre en Côte d’Ivoire, conclut M. Blanchard (consultez son blog sur TIC & Developpement 21).
Lancement d’un service mobile à valeur ajoutée en Afrique du Nord
Buongiorno Vitaminic annonce le lancement d’un service mobile à valeur ajoutée en Afrique du Nord, en collaboration avec Maroc Télécom, l’opérateur téléphonique leader avec 67% de parts de marché de la téléphonie mobile au Maroc, et filiale du groupe Vivendi Universal.Selon cet accord, Buongiorno Vitaminic fournira à Maroc Télécom des contenus ainsi que son expertise dans la livraison de services mobiles interactifs. Plus précisément, Buongiorno offrira son savoir-faire dans la création et le positionnement des produits et contenus pour téléphones mobiles, la gestion des relations avec les clients (Customer Relationship Management (CRM)) et la gestion des bases de données pour les clients.
Les services mobiles à valeur ajoutée, destinés aux 8 millions de clients de Maroc Telecom via SMS, WEB et très bientôt le WAP, ont été réalisés, gérés et livrés par Buongiorno. L’offre inclura, entre autres, une large gamme de produits à télécharger, comme des sonneries polyphoniques, des logos, des fonds d’écrans, les derniers jeux Java. Le contenu qui sera fourni à Maroc Télécom sera puisé dans le catalogue de Buongiorno Vitaminic, contenant 250 000 licences inventives, comme les personnages du dessin animé South Park, diffusé sur MTV Networks International, la Panthère Rose (MGM) et Garfield (le célèbre chat américain), des jeux Java comme Death Row et Inuyasha, des images du catalogues Corbis et plusieurs milliers de sonneries polyphoniques grâce à un accord avec 1500 maisons de disques.
Source Buongiorno
Pour relire cet article: http://www.servicesmobiles.fr/services_mobiles/2005/11/lancement_dun_s.html
Monday, February 14, 2011
Haut débit : les services à valeur ajoutée commencent à rapporter
Les services à valeur ajoutée, qui s’ajoutent à la facture “brute” des fournisseurs d’accès internet à haut débit, commencent à représenter un apport de revenus significatif : le cabinet Point Topic l’estime (note : enregistrement gratuit obligatoire pour lire la synthèse), pour 2004, à 4,9 millions de dollars dans le monde, soit 12,3% du total des revenus des fournisseurs d’accès Adsl. Et ce chiffre devrait au moins doubler en 2005.
Parmi ces services, la sécurité (38%), la téléphonie et le partage d’accès dans un réseau domestique (20% chacun) se taillent la part du lion. En dehors de la téléphonie, ces services ne représentent pas un revenu par abonné très important, mais beaucoup de clients les ont adoptés – à la différence de la vidéo ou du téléchargement de jeux, plus lucratifs, mais moins utilisés pour l’instant.
AVEC LA 3G + Expresso apporte la valeur ajoutée
Expresso Sénégal a lancé hier ses nouveaux réseaux et services qui permettent, pour la première fois au Sénégal, l’accès aux technologies. C’est la 3G+, une puce universelle qui permet à l’utilisateur de jouir de tous les services à valeur ajoutée. Le Chef de l’Etat a présidé la cérémonie.
C’est une révolution qui s’opère dans le monde des télécommunications au Sénégal. Elle porte l’empreinte d’ Expresso qui a mis sur le marché la puce e-liberté. Un produit qui a la particularité d’offrir à l’usager des services de 3e génération.
Il s’est également réjouit du fait que c’est une société africaine qui a réalisé ce projet. « Cela me réjouis de voir les Africains qui sont à la pointe du progrès technologique par rapport à beaucoup de pays développés », déclare Me Wade.
Le président directeur général du groupe Sudatel, Emad Eldin Hussein Ahmed, a salué la stabilité politique et l’attractivité de l’environnement des affaires au Sénégal pour justifier leur investissement de 500 millions de dollars en seulement 2 ans, au lieu des 5 prévues dans le cahier des charges. Ce qui leur permet de couvrir l’ensemble du territoire national.
Avec moins d’une année et demie d’existence, Expresso Sénégal a su positionner avec succès sa marque commerciale et a fortement stimulé la concurrence au niveau du secteur. En 17 mois, la compagnie a notamment investi le marché des télécommunications sur tous les segments : peu après l’entrée du mobile qui était le besoin le plus pressent des Sénégalais et qui leur a permis d’expérimenter la qualité de l’écoute qu’offrait Expresso.
Ibou DIAO
pour relire l'article: http://www.lemessagersn.info/AVEC-LA-3G-Expresso-apporte-la-valeur-ajoutee_a4464.html


